Partager l'article ! Liverpool : des soucis et des affaires de gros sous…: Le week-end a été agité du côté de la Mersey, et plus précisément dans les tê ...
Le week-end a été agité du
côté de la Mersey, et plus précisément dans les têtes des dirigeants du Liverpool FC. La nette victoire ce lundi soir face à la lanterne rouge Portsmouth (4-1), qui le maintient à la
6ème place du championnat n’a en rien dissipé le sérieux malaise qui agite le quintuple Champion d’Europe. La raison : des affaires de gros
sous !
Alors que le club traverse une mauvaise passe en Premier League
qui lui fait craindre pour sa participation directe à la prochaine Ligue des Champions, la solution qui pourrait être la plus raisonnable serait de créer un électrochoc en limogeant l’entraîneur,
à l’image de ce qui se fait couramment de ce côté-ci de la Manche. D’autant plus que Rafael Benitez, le technicien espagnol à la tête des Reds, ne
semble plus trop tenir ses troupes ni bénéficier de l’aura qu’il possédait il y a encore quelques mois.
Que faire de Benitez ?
Oui mais voilà, le club possède un endettement endémique qui fait planer de nombreux doutes sur son avenir
économique, d’où une nécessaire réflexion au moment d’envisager de se séparer d’un tel cadre majeur. Et lorsque ce cadre se nomme Rafael Benitez, et qu’il a renouvelé son contrat en mars 2009 en
incluant une clause prévoyant une indemnité de licenciement de 17,6 millions d’euros, il y a de quoi réfléchir à deux fois avant de prendre des décisions
hâtives !...
Cette somme a été rendue publique ce lundi par le quotidien Daily
Mail, et aucun responsable du club ne l’a démentie, ce qui équivaut outre-manche à une validation pure et simple de l’information. Mieux même, la clause prévoit que les 17,6 millions d’euros
devraient être versés au technicien espagnol dans les 24 heures suivant son licenciement… Autant dire que malgré la situation sportive précaire des Reds, voire même une élimination possible dès les huitièmes de finale de l’Europa League par Lille, Rafael Benitez peut envisager les quatre années de contrat qui lui restent avec sérénité et se permettre de déclarer au quotidien local
Liverpool Echo, lorsqu’il est interrogé sur son avenir personnel, que « ce qui compte c’est le club,
pas les personnes » et qu’il était « inquiet, non pas à cause d’une mauvaise saison, mais pour l’avenir du
club ».
Ce qui est clair, en effet, c’est que, même si ses relations avec les propriétaires américains du club (Tom
Hicks et George Gillett, par le biais d’une société immatriculée dans le Delaware, Kop Investment LLC) sont conflictuelles, sa situation
contractuelle le met à l’abri de toute mauvaise surprise, et la situation financière de Liverpool, pour préoccupante qu’elle soit, n’a rien d’alarmante compte tenu de la notoriété actuelle du
club et de ses revenus à faire pâlir d’envie les plus gros clubs de la Ligue 1 française (le dernier rapport du Cabinet Deloitte, référence en la matière, fait état de 217 millions d’euros de
revenus pour la saison 2008/2009, alors que les deux seuls club français de ce classement, l’Olympique Lyonnais et l’Olympique de Marseille, dont les finances sont d’une salubrité exemplaire,
n’ont engrangé qu’un peu plus de 130 millions d’euros).
Un besoin d’argent frais urgent !
Il n’en demeure pas moins que le FC Liverpool présente une dette oscillant entre 270 et 320 millions d’euros
selon les sources, due en grande partie à l’achat du club, en 2007, par ses propriétaires, grâce à un prêt de 210 millions d’euros imputé à la comptabilité du club
lui-même.
Or cette dette a été renégociée dans l’urgence à la fin de l’année 2009, avec la Royal Bank of Scotland, dans des conditions défiant l’entendement,
juste avant la nationalisation de cette banque suite à la crise financière des "subprimes". A tel point que le club est tenu de rembourser, d’ici la
fin de la saison, la coquette somme de 115 millions d’euros…
C’est dans ce contexte que la BBC a annoncé ce lundi qu’un
groupe privé new-yorkais, The Rhône Group LLC, vient de faire une offre de 120 millions d’euros dans le
but de rentrer dans le capital du club de la Mersey, à hauteur de 40% de celui-ci, réduisant ainsi la participation de Hicks et Gillett à seulement 30% (contre 50% actuellement). Cette offre
devrait être examinée lors du prochain Conseil d’administration, lundi 22 mars, mais, selon la chaîne de télévision Sky Sport News, l’offre aurait de
fortes chances d’être rejetée.
Dans l’attente, Christian Purslow, le Directeur exécutif de Liverpool, est toujours à la recherche de
nouveaux investisseurs, et Rafael Benitez, l’entraîneur, continue de dresser des plans sur la comête au sujet de ce qu’il pourrait bien faire de ses 17,6 millions d’euros en cas de licenciement
prématuré à l’issue d’une saison catastrophique.
Le 25 mai 2005, et la victoire mythique au Stade Atatürk d’Istanbul face au Milan AC, en finale de la Ligue
des Champions, semblent si lointains aujourd’hui…
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