Equipe de France : vers un devoir de mémoire !

Publié le par Mad Marcus

 

FFF.jpgLa Coupe du Monde s'est achevée dimanche dernier sur une note positive: la joie d'espagnols qui décrochaient par là même leur premier titre mondial face à des "Oranje" qui ne méritaient finalement pas que leur troisième finale soit la bonne, tellement ils auront confondu vitesse et précipitation, engagement viril et méchanceté gratuite, esprit collectif et jeu entièrement tourné vers le seul Arjen Robben pour espérer un miracle.


 

Pour autant, ce n'est pas la seule image qui restera de cette première Coupe du Monde organisée sur le territoire africain. La joie de tout un peuple tout d'abord, qui a su s'affranchir de la déception causée par son équipe nationale et de la déception, plus globale, des équipes africaines, hormis le Ghana. Une organisation quasi parfaite ensuite, qui tord définitivement le cou à tous les tristes sires qui, s'appuyant sur l'exemple de l'Angola, auraient bien aimé renvoyer l'AfSud à ses chères études et réserver les prochaines Coupes du Monde aux deux seuls continents qui comptent en matière footballistique: l'Europe et l'Amérique du Sud. Enfin, la confirmation ou l'avènement de deux types de jeu tournés vers la circulation du ballon, une tactique débridée à laquelle ces équipes ne nous avaient pas habitués, je jeux bien évidemment parler de l'Espagne et de l'Allemagne. Ces deux équipes sont encore jeunes et nous sommes encore loin d'être au bout de notre plaisir.


 

Mais malheureusement, ce n'est pas seulement ça qui restera de cette première Coupe du Monde en Afrique...


 

En l'espace d'une dizaine de jours, des joueurs sensés appartenir à l'équipe de France auront démoli des dizaines d'années de travail qui avaient été nécessaires pour installer la France parmi les grandes Nations de football. Certes une équipe peut complètement passer à travers une compétition et renaître de ses cendres. L'Italie est régulièrement là pour nous rappeler ce postulat.


 

Mais ce qu'ont fait les joueurs porteurs du maillot tricolore dépasse largement tout ce qui avait été fait jusqu'alors dans le grotesque, le pathétique et, n'ayons pas peur des mots, l'ignominie quant à leurs devoirs vis à vis de millions de footballeurs en herbe qui ne rêvent que d'une chose: porter un jour le maillot frappé du coq!


 

Cet attentat ne se résume pas à une grève de l'entraînement en pleine Coupe du Monde. Il s'agit d'une attitude arborée tout au long de leurs vacances sud africaines, où se sont révélés des chefs de bande, des "kakous" comme on dit à Marseille et des suiveurs sans honneur ni libre-arbitre. Que Nicolas Anelka soit un bien prêtre représentant de l'équipe de France, tout le monde le savait (ses déclarations sur l'argent qu'il gagne et qui ne doit servir qu'à ses enfants et non à la contribution nationale en faisait déjà un français peu solidaire), mais qu'un Patrice Evra ou un Franck Ribéry se prennent pour Zinédine Zidane, ne sachant pas vraiment expliquer l'action des troupes dont ils ont pris le commandement, en lieu et place d'un Domenech apathique et dépassé par son seuil d'incompétence, là nous sommes tombés dans le Grand Guignol, une "commedia del'arte" à la face du Monde dont le football français n'est pas prêt de se relever.


 

Il appartient désormais à Laurent Blanc et à une Fédération Française expurgée de ses factotums de rebâtir une équipe de France digne de ce nom. La tâche ne sera pas facile, d'autant plus que l'heure n'est pas au grand pardon face à des comportements qui ont souillé pour des années le maillot bleu de NOTRE équipe de France. L'heure est plutôt à un examen en profondeur des responsabilités diverses, à tous les niveaux, des 23 joueurs composant cette "équipe", à son staff technique et, bien sûr, au modèle fédéral à la française qui a permis d'en arriver à un tel désastre médiatique.


 

L'heure est à un examen approfondi mené à l'aune d'un nécessaire DEVOIR DE MEMOIRE. On ne peut pas permettre à certains de s'auto-proclamer porte-étendards d'une certaine France sans exiger des comptes à un moment où un autre, quel qu'en soit, en définitive, le prix à payer! L'équipe de France est-elle capable de se passer, ne serait-ce qu'un temps, d'un roitelet des cités s'étant pris pour un Kaiser ? Pourra-t-elle se reconstruire sur le vide créée par des ex-gloires qui ne devaient leur présence qu'à la gentillesse, voire la niaiserie, d'un sélectionneur qui n'a pas su déceler le vers dans le fruit ?


 

Oui, c'est nécessaire et impératif, ne serait-ce qu'au nom de ce devoir de mémoire que nous devons tous à nos enfants qui voient dans le football un jeu plutôt qu'un gigantesque monopoly où finalement tous les coups sont permis. C'est nécessaire et impératif afin que nos enfants reprennent le chemin des stades à la rencontre d'éducateurs respectés. C'est nécessaire et impératif afin que le football redevienne aux yeux des français le plus beau jeu du Monde, et non un motif de honte !

 

 

 

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Publié dans Equipe de France

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